Festival La Gacilly Photo 2017

Une sortie devenue habituelle au festival  la Gacilly photo. Cette édition 2017 nommée « I love Africa » a pour thèmes la photographie africaine, Homme-animal : le face à face, Enjeux environnementaux. Pour plus de détails sur ces thèmes rendez-vous sur le site Festival  La Gacilly photo.

Comme d’habitude la sélection des photographies est très riche et variée.

Par contre cette année, malgré la profusion de très belles images, à la fin de la visite ce qui reste de plus fort sont la pauvreté des africains et les atteintes peut être irrémédiables à la faune et à l’environnement. Je pense notamment aux images fortes sur l’extinction d’espèces dues au braconnage (ivoire des défenses d’éléphants, cornes de rhinocéros..) qui sont au centre d’un marché venant d’Asie.  C’est une véritable guerre que se livrent braconniers et rangers.

Sur le même sujet il y a également ces photographies de ces chasseurs  européens ou américains qui payent des sommes très élevées pour aller tuer des animaux en Afrique et  des photographies de ces mêmes chasseurs posant dans leurs salles des trophées.  Ces photos mettent mal à l’aise, elles symbolisent le pire du comportement de l’homme vis-à-vis des animaux.

Concernant l’environnement les photographies sur l’exploitation illégale du pétrole au Nigéria sont impressionnantes, elles témoignent de la misère de ceux qui s’y adonnent et des dégâts irrémédiables que cela cause à l’environnement.

Bon, il y a plein d’autres photos beaucoup plus  réjouissantes  mais au final les plus fortes sont celles qui montrent l’impact négatif des activités humaines sur la faune et l’environnement.  C’est d’ailleurs un des intérêts de ce type d’exposition,  elle donne matière pour une réflexion sur les différents sujets proposés.

L’Afrique est un continent riche peuplés d’une majorité de pauvres, à cela il y a bien des raisons dont entre autres l’absence de démocratie et  la captation d’immenses  richesses par des minorités corrompues. Ce  que montre l’exposition c’est que quand pour des êtres humains le seul  horizon est la survie au quotidien, la protection de la faune et de  l’environnement ne peut pas être une préoccupation. C’est un cercle vicieux car l’avenir de ce continent ne peut s’envisager sans la préservation de ses richesses  naturelles, leur destruction  progressive est un accélérateur de pauvreté pour la majorité de ses habitants et empêche toute perspective de développement durable.

A noter aussi dans la maison de la photographie une exposition sur la vie des populations au Kazakhstan sur l’ancien site d’essais nucléaires de l’ex-URSS de Semipalatinsk (ville de Semei). Là aussi certaines photographies sont assez impressionnantes et donnent à réfléchir.

En tout cas malgré le côté un peu sombre de la réflexion  à laquelle il conduit, le Festival La Gacilly  photo cru 2017 est  très intéressant et divers, à ne pas manquer si vous en avez l’occasion.

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