SAMYANG 14mm f/2.8 UMC

Comment suis-je arrivé à acheter le SAMYANG 14mm f2.8 UMC AE ?

Le problème est le suivant : quel UGA pour mon boitier réflex plein Format ? Arbitrairement j’ai limité la recherche aux objectifs dont la focale est inférieure ou égale à 15 mm.

Si en format APS-C l’offre en objectifs UGA est assez abondante avec des prix raisonnables, le passage au plein format est une déconvenue de ce point de vue. L’offre existe mais il est difficile de trouver un modèle correct optiquement avec un encombrement raisonnable et qui ne coûte pas un bras. Un petit tour des forces en présence permet de se rendre compte de la difficulté au regard des critères indiqués précédemment.

 

Chez les deux principales marques nous trouvons :
• Le Canon EF 14mm f/2.8L II USM belle bête mais aux environ de 2 000 euros,
• Le Canon EF 11-24 f/4 L (annoncé en 2014, pas encore commercialisé) surement un objectif très performant mais attention 1 200g et un prix annoncé aux alentours de 3 000 euros !!,
• Le Nikon 14 mm f/2.8 D ED un peu vieux, à priori pas exceptionnel du point de vu optique et aux environs de 1500 euros,
• Le Nikon 14-24 mm f/2.8 G ED, un zoom exceptionnel du point de vue optique, meilleur que bien des focales fixes mais encombrant et là aussi le prix est assez décourageant, environ 1 600 euros.

Dans les marques tierces il y a :
• Le Sigma 14mm f/2.8 apparemment optiquement ce n’est pas terrible,
• Le Sigma 12-24 f/4,5-5,6 II DG HSM, bien connu et abordable mais pas formidable optiquement sur un capteur plein format,
• Le Tamron 15-30mm f/2.8 Di VC USD annoncé en commercialisation en février 2015, une belle pièce d’optique mais le poids 1100g et le prix assez élevé (1299 euros) découragent pas mal,
• Le Carl Zeiss Distagon T* 2.8/15 ZF.2 , un superbe objectif mais le prix atteint des sommets aux alentours de 2 300 euros.

Alors il reste quoi hein ?
Hé bien tout le monde a deviné il y a le SAMYANG 14 mm f/2.8 ED UMC AE.

Le sigle AE qui est spécifique à la monture Nikon est important car cela indique la présence d’une puce dialoguant avec le boitier. Cela permet notamment de sélectionner l’ouverture depuis le boitier et d’avoir la confirmation de mise au point par le voyant dans le viseur. C’est un confort appréciable pour un objectif qui par ailleurs est entièrement manuel.

Bon, le but de cet article n’est pas de présenter un énième test de cet objectif qui est très connu, je vais juste donner mes impressions après l’avoir acquis et monté sur un NIKON D 610 qui a un capteur plein format de 24 Mpix.

D’abord j’ai beaucoup hésité sur un point avant d’acheter le SAMYANG 14mm f/2.8 UMC AE. En effet cet objectif est affecté d’un gros défaut, c’est sa distorsion très marquée avec un profil en « moustache » qui saute aux yeux pour peu que le sujet photographié comporte des lignes horizontales ou verticales. Cela interdit par exemple toute photographie d’architecture. Mais il existe des outils qui permettent de corriger ce défaut. Après avoir testé PTLens je dois dire que cela est très efficace, au prix d’un léger recadrage c’est vrai, il faut donc il faut apprendre à cadrer un peu plus large avec cet objectif. Ce SAMYANG 14mm f/2.8 UMC AE ne devient polyvalent qu’avec cette correction logicielle et il faut rajouter 25 euros (cout d’une licence PT Lens) au prix de l’objectif (environ 350 euros).

Exemple de correction avec PTLens :

Ceci acquit, pour moins de 400 euros, vous avez un vrai UGA qui vous en donne pour votre argent. Avec un peu d’habitude, la mise au point manuelle n’est pas un problème et de toute façon avec une focale de 14mm, en fermant un peu le diaphragme, l’hyperfocale est une méthode efficace.

Ma conclusion :
Pour un photographe amateur le SAMYANG 14mm f/2.8 UMC AE est une aubaine si vous voulez un UGA sans atomiser votre carte bancaire. Au quotidien c’est un excellent compagnon qui vous permettra de profiter des rendus si typiques d’un UGA.

Les défauts :
• La distorsion très forte, mais corrigeable efficacement avec PT Lens,
• Si vous utilisez les JPEG en sortie directe du boitier, le point précédent est éliminatoire pour la photographie d’architecture,
• Un vignettage assez fort à pleine ouverture, bon perso je ne trouve pas ça très gênant et c’est corrigeable en post production,
• Un diaphragme à 6 lamelles seulement, pour les bokeh d’enfer passez votre chemin, mais vu la destination de l’objectif ce n’est pas très important,
• Si vous êtes un accro des filtres vissant cet objectif n’est pas pour vous !

Les qualités :
• C’est un vrai UGA, l’angle de champ est de 115,7 °en plein format,
• Ouvrant à f/2.8 même si cela n’est pas fondamental pour un objectif de ce type,
• Une construction d’un bon niveau, d’ailleurs je crois que les dernières versions (ceux avec le liséré rouge) ont progressé sur ce point. Par exemple il y 4 vis de fixation de la monture au lieu de 3 auparavant,
• Un piqué très correct et assez homogène sur toute la plage d’ouvertures (bon attention aux coins à f2.8 quand même hein !)
• Peu encombrant pour un UGA et léger (530g),
• La facilité d’utilisation même si revenir à une mise au point manuelle est un handicap pour certains. Par contre pour quelqu’un qui vient de l’argentique on retrouve vite ses repères et la version AE simplifie la vie grâce à l’assistance à la mise au point avec le voyant dans le viseur.
• Son prix !

Quelques photographies réalisées avec le SAMYANG 14mm f/2.8 UMC AE :

• Toutes les photos de cet article : 4ème traversée de Rennes

• Sur cet article aussi, à l’exception des photos 14-2017 et 14-1854 : Métro palissades

SAMYANG 14mm f/2.8 UMCToutenK10
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